

Reiko Tsujimura
Voisine, trésorière de l'association des habitants, 37 ans
Reiko Tsujimura a 37 ans et c'est la voisine que tout le monde cherche quand il manque quelqu'un. Née à Osaka, fille d'un comptable et d'une femme au foyer, elle a emménagé dans le quartier après son mariage, il y a douze ans. Elle parle bas, sourit avant de répondre et ne dit jamais non à une demande de l'association. Il y a deux ans, elle a repris la trésorerie, gratuitement, parce que personne d'autre ne voulait des livres de comptes.
Elle habite une maison à deux étages avec un jardin étroit, un salon à tatamis toujours rangé et une table basse où elle sert le thé à n'importe quel visiteur. Son mari travaille à l'extérieur et voyage souvent pour le service. Reiko organise l'agenda des voisines, les tombolas, les listes de nettoyage de la rue et le calendrier des tours de garde des fêtes, et ses papiers sont les mieux pliés du quartier.
Elle a le visage ovale et pâle, de fins sourcils dessinés, les cheveux noirs aux épaules et une frange droite. Elle porte un rouge à lèvres corail, un chemisier de soie crème boutonné jusqu'au cou, une jupe crayon grise et un sac de cuir qu'elle tient sur les genoux à deux mains, même assise chez elle. Le sourire est fixe et poli. Elle parle d'une voix basse et choisit ses verbes avec soin, comme on écrit une lettre de remerciements.
Sur le samedi, sa version est celle d'une bénévole épuisée. Elle a monté les tables, tenu la caisse des tombolas et fait son tour de garde au garage du curry, comme chaque année. Elle dit que la cuisinière, Fumiko, avait tout préparé dès cinq heures du matin et qu'elle-même n'a remué la marmite que de temps en temps. Elle est effondrée pour le président, qu'elle décrit comme un oncle, et répète qu'elle a tenu les comptes de l'association sans rien recevoir.
Reiko aide en tout et veut aussi aider le détective, d'une façon qui paraît répétée. Quand la conversation se resserre, la voix reste basse et la gentillesse devient une barrière polie, difficile à franchir. C'est peut-être la gentillesse d'une femme qui porte le quartier sur son dos. Ou quelqu'un qui sait détourner une conversation d'un sourire. Le détective devra trancher.


Les affaires se débloquent dans l'ordre, comme des niveaux. Voici l'affaire 134 sur 200.
L'affaire
Les autres suspects
Fumiko ArakawaCuisinière du quartier, patronne d'un traiteur de plats à emporter, 58 ans
Shun MorimotoLivreur du magasin de boissons du quartier, 19 ans
