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Inspiré d'une affaire réelle

La mort du banquier Edmond Safra dans l'incendie du penthouse

Monte-Carlo, Monaco, 1999

Cette affaire est une œuvre de fiction. Les personnages, noms, lieux et événements du jeu ne représentent pas des personnes réelles. Le récit ci-dessous est un résumé factuel, fondé sur des sources publiques, de l'affaire qui a servi d'inspiration.

Edmond Safra, banquier né au Liban et naturalisé brésilien, fondateur de la Republic National Bank of New York, avait 67 ans et souffrait de la maladie de Parkinson. Il avait besoin de soins infirmiers jour et nuit et vivait avec sa femme dans un penthouse de l'immeuble La Belle Epoque, à Monte-Carlo. En août 1999, il engagea l'infirmier américain Ted Maher, qui affirmait avoir servi dans les forces spéciales de l'armée. Dans la nuit du 3 décembre 1999, Maher était de garde avec l'infirmière Vivian Torrente, et aucun agent de sécurité de la famille n'était de service dans l'appartement.

Maher descendit blessé dans le hall en disant que deux hommes masqués s'étaient introduits dans le penthouse et l'avaient poignardé. Auparavant, il avait demandé à sa collègue de conduire son patron dans le dressing blindé, et les deux s'y étaient enfermés. Le feu avait pris dans l'appartement. La police traita l'affaire comme une intrusion armée et passa plus de deux heures à tenter de sécuriser les lieux ; Safra et Vivian Torrente n'ouvrirent pas la porte d'acier et, quand les pompiers parvinrent jusqu'à eux, ils étaient morts, asphyxiés par la fumée. Le 7 décembre, le procureur général de Monaco annonça que Maher avait avoué : les blessures étaient de sa main, faites avec son propre couteau, et le feu avait pris dans une corbeille où il avait allumé du papier pour déclencher l'alarme.

Sources

Dans le jeu

Chambre Blindée

Monte-Carlo, vendredi 10 décembre 1999, 10 h. Dans la salle de sécurité, au rez-de-chaussée de la Résidence Les Aloès, le panneau d'alarme clignote encore en rouge. Là-haut, le penthouse du 7e étage sent la fumée.

Lors du procès, en 2002, Maher admit avoir mis le feu, mais dit n'avoir jamais voulu tuer personne : il voulait sauver son patron en héros et garder son emploi, qu'il craignait de perdre après des frictions avec l'infirmière en chef. L'accusation soutint que l'histoire des intrus avait retardé les secours. En décembre 2002, il fut condamné à 10 ans de prison pour un incendie ayant causé deux morts. Il s'évada de la prison de Monaco en janvier 2003 et fut repris à Nice quelques heures plus tard ; il sortit en 2007, après environ huit ans de détention, et se mit à dire que ses aveux avaient été extorqués. La mort de Safra, qui avait alerté les autorités américaines sur le blanchiment d'argent russe, a nourri pendant des années des théories d'assassinat commandité, jamais prouvées.