La grille du collecteur

Les affaires se débloquent dans l'ordre, comme des niveaux. Voici l'affaire 195 sur 200.
Nice, lundi 20 juillet 1976, 9 h. À 8 h 30, le directeur d'une grande banque de l'avenue principale, Edmond Varenne, n'a pas pu ouvrir la porte de la salle des coffres : elle était bloquée de l'intérieur par une barre de fer soudée.
À l'intérieur, 317 coffres de location ouverts et vides, les restes d'un pique-nique et un trou dans le sol du fond, donnant sur un tunnel étayé de planches qui descend jusqu'à une galerie d'égout.
Sur le mur, peinte à la main, la phrase « Ni armes, ni haine, ni violence ». Le préjudice dépasse 46 millions de francs, et l'alarme de la salle n'a pas sonné de tout le week-end.
Trois personnes connaissaient cette salle, par le haut ou par le bas. L'une d'elles sait où est passé ce qui est sorti des coffres.
Salle des coffres d'une banque de Nice, en 1976, les coffres forcés et un trou dans le sol.
Suspects
Aristide MontanéAntiquaire du Vieux-Nice et client du coffre n° 112, 46 ans
Pascaline RoubaudSous-directrice chargée de la salle des coffres, 51 ans
Marius AgostiniChef d'équipe de la compagnie des égouts, secteur de l'avenue, 38 ans
L'affaire réelle
Le cambriolage par les égouts de la Société Générale de Nice
Nice, France, 1976
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